Je continue ma petite chronique afin d'archiver ici ce que je lis & partager avec vous mes coups de coeur ( ou pas!)

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Pascal Quignard- Les désarçonnés
Il s'agit ici de recenser les chutes de cheval de personnages célèbres & de voir en quoi elles ont fait basculer leur existence. Certainement le bouqin d'un érudit, d'un passionné, mais je n'ai pas accroché... une des rares fois où je n'ai pas fini mon bouquin.

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Clémence Boulouque - Je n'emporte rien du monde.
J'avais lu des éloges là aussi. Et pourtant tout paraît être dit dès le début: une amie se suicide, trop tôt. Une sorte de journal intime mais finalement je n'en retire pas grand chose. J'ai pourtant aimer me replonger dans ce milieu des années 90, dans ces années qui furent miennes. Mais je ne garde pas de traces de ce roman... étrange sensation.

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Scott O'Connor - Ce que porte la nuit
Là encore, j'ai été séduite par le titre .
David vit seul avec son fils le Kid depuis la disparition de sa femme. D'un côté un papa nettoyeur de scènes de crimes, de l'autre un garçon différent, souffre douleur de ses camarades. Pour l'un la mort de sa femme est douloureuse mais acquise, pour l'autre la disparition de sa mère relève du mystère & se traduit par un mutisme qui chamboulle ses relations. Au final, un sacré bon polar.

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Hélène Grémillon - Le confident.
Sans aucun doute, mon coup de coeur du mois.
A la mort de sa mère, Camille reçoit des lettres de condoléance & au milieu de celles-ci une sorte de manuscrit égaré. Elle pense au départ qu'il s'agit d'une ereur & puis les courriers continuent & Camille découvre une autre époque, d'autres vies que la sienne. Nous sommes tenus en haleine jusqu'au dénouement final, à la fois bouleversant et inattendu.

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Jean Teulé - Fleur de Tonnerre
"Chaque pays a sa folie. La Bretagne les a toutes".  Les légendes bretonnes & celtes sont au coeur de ce livre & ont bercé l'enfance d'Hélèné Jégado, la plus grande tueuse en série bretonne, guillotinée au milieu du XIXeme siècle.
A lire pour les us & coutumes, pour le langage imagé à souhait ( parfois on dirait des dialogues d'Audiard). En revanche des longueurs sont à noter car il s'agit plus d'une succession d'empoisonnements que d'une étude poussée de la personnalité complexe de l'enfant du pays. Du bonhomme, j'aurais peut-être préféré une version bande dessinée...

& pour celles qui ne sont pas encore sur ig, je vous conseille la lecture des Inrock de la semaine dernière sur le phénomène - de l'autodérision & une étude assez poussée des pratiques photographiques!